Institutions, démocratie et État de droit
Nation, citoyenneté et cohésion nationale
La politique de citoyenneté et de cohésion nationale concerne la participation à une communauté politique, les droits et devoirs qui l’organisent et la transmission de ses principes. Elle associe nationalité, exercice de la souveraineté, langue commune, laïcité et engagement civique, dans le respect des libertés et du pluralisme.
L’appartenance politique et sa transmission
Cette page porte sur les conditions juridiques de l’appartenance nationale et sur les politiques qui rendent accessibles la langue, les institutions et les principes républicains. L’école, la culture, l’engagement associatif et les dispositifs du service national y contribuent selon leurs missions propres.
Les élections précisent l’exercice du suffrage. Les parcours d’intégration des étrangers traitent l’accueil durable, l’emploi, la langue et l’accès à la nationalité ; ils ne résument pas l’ensemble de la politique de citoyenneté.
Souveraineté, égalité, langue et libertés
Les articles 1 à3 de la Constitution associent l’égalité des citoyens, la laïcité de la République, le français comme langue de la République et l’exercice de la souveraineté par le peuple. Les libertés de conscience et d’expression protégées par la Déclaration de 1789 encadrent aussi les politiques de cohésion : une action publique ne peut assimiler le désaccord politique à un défaut de citoyenneté.
Le code de l’éducation donne à l’école une mission de transmission des connaissances, des valeurs républicaines et de maîtrise du français. Pour la naturalisation, l’article 21-24 du code civil prévoit des conditions d’assimilation, de connaissance et d’adhésion aux principes essentiels de la République ; ces conditions propres ne constituent pas un statut général de tous les résidents.
Les défis futurs et comment les anticiper
La transmission civique doit être compréhensible pour les publics auxquels elle s’adresse, notamment lorsque la maîtrise du français ou l’accès à l’information institutionnelle sont insuffisants. Elle pose des choix de contenu, de formation des intervenants et d’accès aux dispositifs.
La cohésion nationale engage également l’égalité de traitement et la place des convictions dans les services publics. La neutralité de leurs agents, les libertés des usagers et les règles propres à certains établissements doivent être distinguées avant de fixer les obligations d’un programme ou d’une organisation.
Un programme civique doit préciser ses publics, les contenus transmis, les compétences des intervenants et les moyens d’accès pour les personnes éloignées des services. L’examen préalable des règles de neutralité et des libertés selon les lieux évite d’appliquer indistinctement les mêmes obligations aux agents et aux usagers.
Les garanties juridiques des politiques civiques
XXI peut rapprocher les objectifs d’un dispositif des compétences de son porteur, des droits des participants et des obligations de ses partenaires. L’analyse porte notamment sur les conditions d’accès, les contenus obligatoires, la neutralité du service et les différences de traitement. Elle distingue l’enseignement du droit et des institutions de la promotion d’une opinion politique.
Dispositifs civiques, conventions et accès à la nationalité
Pour une collectivité, un établissement ou une association, le cabinet peut préparer le cadre d’une action d’éducation civique, une convention avec ses intervenants ou une revue des règles applicables aux participants. La mission peut produire un avis, des clauses et des documents d’information.
Le conseil peut aussi porter sur une décision relative à la nationalité ou sur une réforme des dispositifs publics. Pour une organisation souhaitant contribuer au débat, XXI peut préparer une analyse des garanties et des propositions de rédaction, en distinguant les choix politiques du droit en vigueur.
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